Conséquences de la cessation d'activité
Que faire lors d'un événement accidentel
qui perturbe l'exploitation de l'entreprise, tel qu'un incendie,
un bris de machine ou une catastrophe naturelle ?
Que recouvre la notion de cessation
d'activité ?
La cessation d'activité est la conséquence d'un événement
accidentel qui perturbe l'exploitation de l'entreprise, tel qu'un
incendie, un bris de machine ou une catastrophe naturelle. L'entreprise
doit alors faire face d'une part à des frais directement
liés à l'accident (reconstruction du bâtiment
détruit, reconstitution du stock, etc.) ; d'autre part,
elle doit continuer à payer ses charges fixes comme les
loyers ou les salaires. Ces dépenses pèsent rapidement
sur la trésorerie et mettent ainsi en cause la poursuite
de l'activité. Il est possible de faire face aux graves
conséquences d'un tel événement en souscrivant
une assurance "pertes d'exploitation".
Les assureurs
parlent souvent de capital marge brute ; que recouvre exactement
cette notion ?
Dans les contrats "pertes d'exploitation", le "capital
marge brute" est le montant des frais fixes de l'entreprise
et de son résultat. Il existe une simulation sur ce site,
dans l'Espace Réservé, pour calculer ce capital
marge brute.
Quel est le détail
des comptes concernés par la détermination
de la marge brute ?
Il s'agit des comptes de charges fixes du compte de résultat
et du résultat de l'exercice.
A quoi sert la
détermination de la tendance ?
Le capital marge brute se calcule à partir des comptes
de l'exercice précédent la conclusion d'une assurance "pertes
d'exploitation". Or, dans l'année en cours, l'activité de
l'entreprise se développe ou se restreint. Tout sinistre
aurait donc une incidence qui va au-délà de la
marge de l'exercice précédent. Pour garantir une
indemnisation correcte en cas de sinistre, l'assurance "pertes
d'exploitation" doit donc déterminer la tendance
de l'exercice en cours, tout comme celle des mois à venir.
Qu'est-ce que
la régularisation PE (pertes d'exploitation) ?
Les comptes d'une entreprise sont publiés alors que l'entreprise
poursuit son activité. Or, le calcul de la marge brute
est effectué à partir des comptes de l'exercice
précédent. Pour tenir compte de la réalité des
exercices écoulés, l'assureur ajuste le capital
garanti et inclut les nouvelles perspectives d'évolution
de l'entreprise.
Les contrats "pertes
d'exploitation" concernent-ils uniquement l'arrêt
d'exploitation consécutif à un incendie ?
Non. D'autres événements sont garantis : le bris
de machines, les dégâts des eaux, le gel, les catastrophes
naturelles, les dommages subis par les matériels électriques,
les dommages subis par les matériels informatiques.
Quelle est la
durée idéale d'indemnisation ?
Il n'en existe pas. La durée d'indemnisation varie selon
les caractéristiques de l'entreprise. Voici cependant
quelques indications :
moins
d'un an est suicidaire,
1
an est le minimum,
18
mois est le temps de remise sur pied d'une entreprise,
24
mois est le temps conseillé par les régleurs de
sinistres expérimentés ,
36
mois est une durée qui correspond à des situations
particulières.
Et si le sinistre
ne concerne qu'une partie de l'exploitation ?
L'assureur, en accord avec le chef d'entreprise, étudie
toutes les solutions en faveur d'un redémarrage rapide
de l'exploitation. Ces solutions peuvent inclure des frais supplémentaires
qui viendront diminuer l'indemnité versée. Un calcul
coûts des frais supplémentaires/bénéfices
consécutifs à un redémarrage partiel sera
alors effectué.
Existe-t-il des
extensions qui tiennent compte des spécificités
de l'activité de l'entreprise ?
Oui. Déjà la détermination du capital marge
brute tient compte des spécificités de l'entreprise
en s'adaptant précisément à ses frais fixes
et à l'évolution de son activité. De plus,
la durée d'indemnisation est propre à chaque entreprise.
A cela s'ajoutent des formules qui peuvent par exemple prendre
en compte la carence des fournisseurs ou une impossibilité d'accès
aux locaux.