Loi
Fillon, ce qui a changé
La loi portant sur la réforme des retraites
dite loi Fillon a été adoptée et publiée
au Journal Officiel du 22 août 2003. L'objectif de cette
réforme est d'apporter des solutions pour maintenir à un
niveau satisfaisant les retraites de demain. Pour atteindre cet
objectif, la loi intervient sur deux plans.
Au plan des régimes de retraite obligatoires, les principales
mesures visent à encourager l'allongement des carrières
et à rétablir l'équité entre secteur
public et secteur privé.
Au plan des régimes supplémentaires de retraite,
la loi aménage des dispositifs existants et crée
de nouveaux dispositifs d'épargne retraite qui permettent à tous
les citoyens de se constituer un supplément de retraite
dans un cadre fiscal avantageux, depuis le 22 avril 2004, date
de parution des décrets PERP, et le 8 mai 2004, date de
parution du décret PERCO.
Les principales mesures pour les
régimes de retraite de base obligatoires
- Durée d'assurance (périodes cotisées
ou validées) : pour les fonctionnaires, la durée
d'assurance pour obtenir une retraite à taux plein passera
progressivement des 37,5 ans actuels à 40 ans en 2008,
tandis que pour les salariés du privé, la durée
d'assurance pour obtenir une retraite à taux plein restera
fixée à 40 ans jusqu'en 2008.
A partir de 2008, la durée d'assurance, pour une retraite à taux
plein, augmentera dans le privé et le public d'un trimestre
par an pour atteindre 41 ans en 2012, puis sera ajustée à partir
de 2012 en rapport avec l'espérance de vie.
- Age de départ à la retraite : si l'âge
légal de départ à la retraite reste fixé à 60
ans, plusieurs mesures incitatives ont été introduites
pour encourager l'activité après 60 ans. Les règles
de cumul emploi-retraite ont été assouplies et
un nouveau mécanisme de surcote après 60 ans a été instauré,
ouvrant droit à une majoration de la pension de 3 % pour
chaque année travaillée au-delà de la durée
d'assurance requise pour bénéficier du taux plein.
Dans le privé, aucun salarié ne pourra être
mis à la retraite avant 65 ans, sauf dans le cadre d'un
accord collectif de branche étendu.
Les nouveaux dispositifs d'épargne
retraite
Le second volet de la réforme vise à faciliter
la préparation de la retraite, par la mise en place de
dispositifs d'épargne-retraite dont les cotisations sont
déductibles dans la limite d'une enveloppe fiscale globale
individuelle fixée par la Loi de Finances pour 2004. Celle-ci
prendra effet à partir de l'imposition des revenus de
2004. Dans cette enveloppe globale, sont imputées en priorité,
les cotisations versées à titre professionnel sur
des contrats Madelin, Coreva, Article 83 et l'abondement de l'entreprise
dans un PERCO. L'adhérent pourra ensuite déduire
les cotisations versées à titre individuel sur
un régime PREFON, un PERP et un Article 83.
Dans le cadre de l'entreprise, deux changements importants :
Retraite Collective
possibilité de versements individuels et facultatifs sur
des contrats dits Article 83.
Désormais, le salarié peut effectuer, si le contrat
collectif obligatoire mis en place dans son entreprise le prévoit,
des versements complémentaires individuels et facultatifs.
Les cotisations obligatoires et facultatives sont déductibles
fiscalement dans la limite des plafonds respectifs de déductibilité.
L'épargne acquise à l'âge de la retraite
est versée sous forme de complément de revenu versé à vie
(rente viagère).
Epargne Salariale
remplacement du PPESV et PPESVI par le PERCO (Plan d'Epargne
pour la Retraite Collectif).
Le PPESV / PPESVI créé en février 2001 par
la loi Fabius dans une optique d'épargne à long
terme (10 ans), est devenu le PERCO, axé sur la préparation
de la retraite. Comme son prédécesseur, le PERCO
est souscrit dans le cadre d'une entreprise, sous condition qu'il
existe déjà un PEE ou un PEI (de durée 5
ans minimum). Peuvent en bénéficier les salariés
quelle que soit la taille de l'entreprise et les dirigeants des
entreprises de 1 à 100 salariés. L'abondement de
l'employeur qui est limité à 300 % des sommes versées
et 4.600 euros, est exonéré d'impôt sur le
revenu pour le salarié. La sortie du PERCO n'est possible
qu'à l'âge de la retraite, en rente viagère
ou en capital (sauf déblocage anticipé, dont les
cas ont été précisés par décret).
Enfin les avoirs sur un PPESV existant seront transférés
dans un PERCO ou PEE/PEI.
A titre individuel et en dehors du cadre professionnel, le dernier étage
de l'Enveloppe fiscale retraite.
Création du PERP (Plan d'Epargne
Retraite Populaire)
Souscrit par l'intermédiaire d'un groupement d'épargne
retraite populaire auprès d'une compagnie d'assurance,
d'une institution de prévoyance ou d'une mutuelle, le
PERP est un contrat d'assurance collectif à adhésion
individuelle et facultative. Le PERP permet d'ouvrir à tous
une solution de préparation à la retraite. Il peut être
souscrit par une personne n'exerçant pas d'activité professionnelle
ou venir en complément des solutions de retraite d'entreprise
Article 83 (pour les salariés), des régimes Madelin
(pour les non-salariés non agricoles), PREFON (pour la
fonction publique) et Coreva (pour les exploitants agricoles).
Son but : la constitution d'une rente viagère payable à l'âge
de la retraite, avec une déductibilité fiscale
des cotisations versées dans la mesure où le plafond
global de déductibilité n'est pas atteint par les
cotisations versées au niveau professionnel.
Faites votre bilan retraite : dans cette simulation, le terme
PERP désigne aussi bien le produit disponible pour un
particulier, que les versements dans un contrat collectif, qui
prévoit cette faculté des versements individuels
et facultatifs, mis en place par la loi Fillon du 21 août
2004.
Pour en savoir plus, contactez votre Interlocuteur AXA le plus
proche ou rendez-vous sur le site officiel : www.retraites.gouv.fr.